Exposition « Peinture américaine des années 1930 »

J’ai visité la semaine dernière l’exposition « Peinture américaine des années 1930 : l’âge de l’anxiété » à l’Orangerie. Certaines expositions sont des rétrospectives autour d’un artiste, ou autour d’un courant artistique. Là, c’est une exposition historique illustrée par les tableaux d’une époque, posant la question du regard de l’artiste sur son temps : certains sont critiques, d’autres ironiques, d’autres fascinés, certains proposent une échappatoire dans l’imaginaire, d’autres dans le passé. Les cartels sont bien faits, mettent bien en perspective l’histoire, l’art et la société. Des extraits d’actualités cinématographiques sont projetés dans plusieurs salles, et aident à se représenter la réalité du temps. Bref, c’est très bien, très pédagogique! Et pour nous autres Francais, qui ne connaissons pas grand chose à l’art américain, c’est aussi une manière de découvrir des horizons nouveaux…

Les photos sont interdites, mais la page de l’exposition est très complète, et avec un moteur de recherche on retrouve facilement les tableaux. Cela dit je ne remercie pas les communicants/juristes/autres qui compliquent la vie aux simples visiteurs qui aimeraient partager leurs découvertes… Voici donc une sélection d’œuvres, dans le désordre, purement subjective, et non exhaustive! L’exposition ne comporte que cinq salles, et tout est intéressant.

Dans la première salle, le célébrissime « American Gothic », de Grant Wood (1930) :

Grant Wood, American Gothic, 1930

Charles Demuth, « And the home of the brave », 1931. On y voit les origines lointaines du pop art :

Charles Demuth, And the home of the brave, 1931

Charles Scheeler, « American Landscape », 1930. On n’est pas loin d’un traitement photographique de l’image. C’est intéressant aussi de se rappeler que dans les années 1930, l’URSS elle aussi célèbre ses usines, davantage sous l’angle de la puissance créatrice, tandis qu’ici nous sommes plutôt dans la « force tranquille » :

 

Charles Scheeler, American Landscape, 1930

 

Un autre tableau de Charles Scheeler, « Suspended Power » (1939), qui relève d’une forme de « défense et illustration » (propagande…) industrielle :

Charles Scheeler, Suspened Power, 1939

Deux tableaux d’Edward Hopper sont exposés. J’aime toujours chez Hopper sa lumière, et le mystère discret de chaque tableau, comme s’ils étaient un fragment d’une histoire dont nous ne savons rien, le début d’une nouvelle ou d’un roman. « New York Movie », 1939 :

Edward Hopper, New York Movie, 1939

« Gas station », 1940 :

Edward Hopper, Gas Station, 1940

Plusieurs tableaux de Joe Jones, peintre communiste, dénonçant les injustices de son époque, comme la condition ouvrière (« Roustabout », 1934) :

Joe Jones, Roustabout, 1934

Ou les exactions contre les Noirs (« American Justice », 1936) :

Joe Jones, American Justice, 1936

En pratique : La peinture américaine des années 1930, musée de l’Orangerie, esplanade des Tuileries, Paris – Jusqu’au 30 janvier 1930

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